Et si on arrêtait de croire tout ce qu’on nous a dit ?

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bénie soit les ignorants

Bénie soit les ignorants

Peut-être que vous aussi, vous avez déjà eu ce sentiment étrange.
Celui de voir un peu trop clair, de réfléchir un peu trop loin, jusqu’à ne plus réussir à sourire.

Pendant que d’autres semblent vivre légers, insouciants, heureux…
Vous, vous observez, vous questionnez, vous sentez chaque faille sous la surface.

Il y a des jours où l’on envie presque l’ignorance.
Où l’on se surprend à rêver d’une vie plus simple, moins consciente, moins lourde à porter.

Cet article n’est pas un manifeste contre la lucidité.
C’est juste une main tendue, à ceux qui savent — et qui parfois, auraient aimé ne pas savoir autant.

Sommaire

Il y a des jours où je me rends compte que je souris à peine.
Pas parce que je boude. Pas parce que je suis en colère.
Juste… parce que je réfléchis.

Il y a toujours quelque chose dans ma tête.
Un détail, un mot entendu, une attitude vue au coin d’une rue.
Et tout de suite, ça part. J’analyse. Je décortique. Je ressens ce que les autres ne semblent même pas percevoir.

Pendant que certains rigolent sans réfléchir, moi, je me demande :
Pourquoi il a dit ça comme ça ?
Pourquoi elle a baissé les yeux à ce moment-là ?
Pourquoi est-ce que tout semble si faux parfois ?

Et pendant que je pense, je ne ris pas.
Je suis là, mais je suis ailleurs.

Le soir, c’est encore pire.
Quand tout ralentit, quand il n’y a plus personne pour faire semblant,
je ressens toute cette solitude que je traîne sans toujours savoir quoi en faire.

Je regarde les gens autour de moi.
Ils vivent. Ils bougent. Ils remplissent leurs journées avec des trucs simples.
Une bière en terrasse, un rire partagé, un projet banal.
Ils vivent comme si de rien n’était.

Moi, même pour acheter une foutue bouteille d’eau, il me faut me forcer un peu.
Sortir, sourire au vendeur, faire semblant d’être détendu.
Même là, il y a un effort.

Il y a des jours où j’envie sincèrement les ignorants.
Pas parce qu’ils sont bêtes.
Mais parce qu’ils sont légers.

Ils ne se demandent pas mille fois « pourquoi je suis là », « pourquoi ça sonne creux », « pourquoi je me sens vide au fond ».

Ils vivent.
Et parfois, c’est tout ce que j’aimerais faire moi aussi.

Je sais que ce n’est pas qu’une question de caractère.
On nous apprend très tôt à ne pas faire de bruit, à rentrer dans les cases, à avaler les vérités toutes faites sans poser de questions.
Et moi, je n’ai jamais su faire semblant.
À l’école déjà, je regardais les autres suivre sans comprendre pourquoi moi je ne pouvais pas juste obéir et être heureux.

Aujourd’hui, c’est pareil.
Je vois les ficelles.
Je vois les faux sourires.
Je vois la mécanique derrière les gestes.

Et il y a des jours où je donnerais tout pour ne pas voir.

Je ne veux pas devenir idiot.
Je ne veux pas oublier ce que je sais.
Mais parfois, j’aimerais juste être un peu plus léger.
Sentir un peu moins.
Réfléchir un peu moins.
Respirer un peu plus.

Bénie soit l’ignorance, oui, parfois.
Pas parce qu’elle est meilleure.
Mais parce qu’elle protège.

Moi, je n’ai plus cette protection.
Alors j’apprends, doucement, à porter ce que je vois.
À sourire quand même, même si c’est bancal.
À aimer la vie, même avec toutes ses failles visibles.

Pas parce que c’est facile.
Mais parce que c’est ça ou s’effondrer.

Et toi ?
Est-ce que ça t’arrive, toi aussi, de te dire que la vie serait plus facile si on voyait un peu moins clair ?

🪶
Écrit dans l’ombre. Pour toucher ceux qui doutent en silence.

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🪶

“Ici, on doute à voix basse.
Ce texte n’est pas une réponse. C’est un essai d’écoute.
Écrit dans l’ombre. Pour ceux qui doutent en silence.”

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